Côté musique / côté théâtre

Charlotte Nartz joue ses premières notes d’accordéon à 18 ans, après quelques années de piano. Trois ans plus tard, elle fonde avec Joël Legrand et Julien Desailly le trio BARTOK (groupe à géométrie variable qui a existé sous le nom BALABARTOK avec 6 musiciens et qui se lance aujourd’hui en duo sous le nom de TOK) : distillant une musique « traditionnelle d’un pays imaginaire », ces trois là aiment à jouer dans la rue, improviser avec d’autres musiciens au gré des rencontres, prennent la route ensemble pour aller chercher une gaïda en Bulgarie… C’est à cette époque que Charlotte Nartz dit à voix haute, « j’aimerais bien être musicienne pour le théâtre ». La compagnie des JOLI(E)S MÔMES l’entend. Elle intègre la compagnie en 2008. Elle y est aujourd’hui musicienne, comédienne, autrice et intervenante. En 2017, elle rejoint le THÉÂTRE DE NIHILO NIHIL comme musicienne sur le spectacle Grandir ; elle les accompagne depuis sur différents spectacles. En 2019 naît le collectif LA PORTÉE DE L’ONDE (avec Éric Mie et Audrey Di Nardo) avec le spectacle Il est grand Temps dont elle signe la musique. Pour ses créations musicales, Charlotte Nartz s’intéresse de plus en plus à la musique répétitive et minimaliste, ne se limitant pas à l’accordéon mais s’intéressant de plus en plus aux instruments jouets, à des sons comme celui du toy piano -parfois combiné à de petits synthétiseurs-, du mélodica, du componium ou d’instruments bricolés à partir de vieilles platines ou de roues de vélo… Côté accordéon, elle n’a pas fini de se former et suit régulièrement des stages et formations, notamment dans le domaine de l’improvisation, des musiques traditionnelles (Mustradem) et des musiques des Balkans (À l’ouest des Balkans). De nouveaux projets prennent forment en 2020-21, avec la COMPAGNIE ENCORE : avec Cécile Pilon (danseuse) et Florent Kubler (artiste plasticien), elle créée le spectacle Juke Box 3000.

Côté chanson

Tout commence en 2020, lorsqu’elle demande au pianiste Dimitri Collignon de l’accompagner pour un tour de chant : elle a dans ses carnets des chansons qu’elle aimerait donner à entendre.

Elle est cette poétesse de l’indispensable inutile qui musarde avec son panier afin de le remplir de fleurs de pissenlits, poèmes hirsutes ou tendres anecdotes qui déclencheront en elle le petit train de l’inspiration. Elle est cette musicienne subtile et instinctive qui rabote dans son atelier, avec mille instruments et autres frustres machineries et boîtes à musique, des mélodies légères, des arrangements inspirés d’un passé qu’elle réinvente toujours. Elle est cette chansonnière, aux influences qui vont d’Anne Sylvestre jusqu’à Jeanne Cherhal en passant par les poètes oubliés du Chat Noir, qui n’évitera pas le poison nécessaire pour faire une bonne chanson. Elle est une interprète au charme irrésistible, entre clown et diseuse à voix, qui jongle habilement avec l’humour et la mélancolie. Elle est Charlotte Nartz. Elle manquait à l’histoire de la chanson alors là v’la ! (Éric Mie)